Réfléchir à un projet de territoire, c’est aussi repenser la manière dont nous faisons de la politique ensemble et mettre en œuvre un fonctionnement permettant à chacun‧e, élu‧e‧s et habitant‧e‧s, de s’investir efficacement.

Une remise en question des conditions d’exercice du mandat d’élu‧e intercommunal est indispensable avec la prise en compte des contraintes professionnelles ou familiales, notamment pour les femmes. Il est temps de poser les bases d’un fonctionnement plus inclusif, plus respectueux des engagements de chacun et chacune, et plus représentatif de la diversité des communes et des personnes élues. Nous nous engageons à intégrer plus de femmes dans l’exécutif intercommunal, parce que le conseil communautaire doit être davantage représentatif de la population et que nous sommes convaincu‧e‧s que cela changera profondément la manière de débattre, de décider, de conduire des projets. Nous nous engageons à former les élu‧e‧s tout au long du mandat, à adapter les horaires et les lieux de réunion pour éviter les déplacements inutiles, à mieux concilier engagement public et vie personnelle, à favoriser une participation plus large (usage de tous les outils utiles pour permettre et faciliter la présence et le débat).

Avec le prochain mandat intercommunal, nous voulons engager une véritable démarche de co- construction de cette vision. Cela signifie ouvrir un chantier de projet de territoire dès les premiers mois, en associant l’ensemble des communes, les élu‧e‧s, les forces vives locales, les habitant‧e‧s.

Nous souhaitons :

  • Tout d’abord, et cela dès le début du mandat, former les nouveaux élu‧e‧s communautaires et municipaux
  • Mettre en place une méthode et un calendrier clair de concertation, avec des étapes définies et un pilotage partagé ;
  • Mobiliser les services de la communauté de communes pour produire des données, des analyses, des scénarios d’évolution ;
  • Organiser des forums territoriaux ouverts à tout le monde pour mettre en débat les priorités et les orientations ;

Ce projet de territoire ne sera pas un document de plus. Il devra être le cap de ce nouveau mandat de 6 ans. Guider l’organisation politique et administrative de la communauté de communes, les choix budgétaires, les politiques publiques, les partenariats. Il devra être vivant, évalué régulièrement, mis à jour en fonction des transitions à venir.

Nous nous engageons à ce que les habitantes, puissent être partie prenante de la réflexion sur les grands projets (aménagement, logement, tarification et gestion de l’eau…). La concertation avec les habitant‧e‧s doit être un axe fort de la nouvelle gouvernance de la ComCom et elle doit enrichir le projet territorial. Les commissions communautaires doivent être ouvertes. La ComCom lève l’impôt, ce qui l’oblige à rendre compte aux citoyen‧n‧e‧s (organisation de réunion publiques locales).

Faire de la politique autrement,
C’est aussi garantir l’équité d’accès aux services sur l’ensemble du territoire, le respect du « droit au village » d’être petit sans être marginalisé, une solidarité active pour que le développement ne soit pas réservé à quelques pôles.
C’est faire circuler l’information, répartir les responsabilités, créer des espaces de débat ouverts, transparents, où l’on peut ne pas être d’accord – mais où chacun‧e a sa place.
C’est construire ensemble avec un autre mode de gouvernance, lisible, juste et ouvert.
C’est ce que nous voulons.
Ce projet, nous le mettons en débat avec les habitant‧e‧s et avec les municipalités.